Comme je le disais dans un précédent article, j’ai vu Da Vinci Code aujourd’hui. Avec toute l’encre que ce film a fait couler, ainsi que le livre qu’il adapte à l’écran, cela paraissait normal, ne serait-ce que pour se cultiver (encore que si c’est ça la culture), pour se faire sa propre idée surtout. Autant dire aussi que je ne fais pas mes choix en fonction de la critique, mais que j’en prends malgré tout connaissance. Enfin, je voudrais également souligner le fait que je ne suis pas une chrétienne intégriste, mais plutôt une athée convaincue (je préfère le dire, pas parce que j’ai envie de déballer ma vie mais plutôt pour que l’on ne me soupçonne pas à tort).
Da Vinci Code, 2006, E-U, réalisé par Ron Howard. Avec Tom Hanks, Audrey Tautou et Jean Reno.
Bon alors pour résumer (exercice que je n’aime pas faire) avant de me livrer à ma critique (ce que j’aime mieux faire), ce serait en gros,un conservateur du Louvre qui se fait assassiner pour un “terrible secret”, et c’est un spécialiste de l’étude des symboles, le professeur Robert Langdon (Tom Hanks) qui vient sur le lieu du crime pour étudier les mystérieux symboles que celui-ci a laissé avant de mourir. La cryptologue Sophie Neveu (Audrey Tautou) vient l’aider à percer le mystère jusqu’à en trouver l’histoire d’un secret voulant être gardé à tout prix par une secte assez intégriste chrétienne et aussi ultra-secrète.
Je dois dire que je n’ai pas aimé ce film. Pas parce qu’il a fait la polémique du moment, pas parce que la critique justement n’en faisait pas que des éloges …
Comme pour toute production hollywooodienne qui se respecte, il faut s’attendre à du gore, du trash, et à de l’émotion poussée à l’extrême. C’est même pisser dans un violon que de le dire puisque c’est une évidence universellement reconnue. Les films hollywoodiens touchent en général les sentimentaux(ales). N’empêche que c’est quand même génant d’essayer de vouloir faire mener aux gens une interrogation, dont les seuls éléments correspondent à du gore, du trash et des larmes de crocodile. Il me semble que pour faire une thèse, il faut quand même des éléments valables pour qu’elle soit justement … valable. Que l’histoire soit partiellement infondée, il me semble que c’est malgré tout un peu le but de la chose, Dan Brown le défendait lui-même.
Partant de ce principe, ainsi que de celui assez évident qu’on veut faire un peu réfléchir le spectateur sur la place de la religion dans la société, et sur l’intégrisme religieux (ici celui de la crétinté chrétienté). Mais alors, on voudrait nous faire réfléchir sur le réel en nous basant sur de la fiction pure et simple ? Il y a un paradoxe là , non ? (Enfin, pour moi) Pas que j’aie quelque chose contre critiquer l’Eglise, bien au contraire, mais autant s’y prendre de la bonne manière. Et même, quand on fait tout pour créer la polémique, je doute que ça soit efficace dans ce sens …
Mais outre ça, tout est gros dans ce film (sauf … voir plus bas). L’héroïne est comme par hasard la dernière descendante des rois de France (ben tiens). Marie-Madeleine une prostituée … etc etc. Bref. Je passerai les détails …
Si l’on excepte le jeu des acteurs et le cadrage qui je dois dire est quand même de meilleure qualité que le reste, avec des vues assez belles (pourquoi le cacher, ça fait une “charge”, bien que légère, de moins contre ce film), le film m’a plu comme la critique l’annonçait. Je n’ai pas fait comme un membre du jury du Festival de Cannes qui se serait apparemment barré avant la fin du film. Mais sans pour autant l’apprécier réellement.
Ce qui, pour conclure sur le film lui-même -note humoristique- ne m’empêche pas de partager l’avis du journaliste A.O.Scott, du New York Times, qui a déclaré dans sa critique du Da Vinci Code : “But of course movies of that ilk rarely deal with issues like the divinity of Jesus or the search for the Holy Grail. In the cinema such matters are best left to Monty Python.” (ce qui pour les anglophobes donne en gros : “Bien entendu, les films de ce genre traitent rarement de questions telles que la divinité de Jésus ou la Quête du St Graal. Dans le cinéma, mieux vaut laisser de tels sujets aux Monty Python“). Et de rajouter à cela que la référence en la matière reste et restera “Monty Python, sacré Graal”.
Je n’ai pas lu le livre mais je crois que je vais le faire. Histoire de voir si celle du livre est plus crédible que celle du film, si c’est un peu mieux ficelé. On m’a dit qu’il était effectivement mieux. A voir lire.
Et pour terminer, deux semaines après sa sortie, déjà plus grand monde en salle. On était 15 à tout casser dans la salle d’un cinéma de l’agglomération nantaise assez fréquenté …
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